mer 01 juil 2009

Et voici le verdict!

Posted in actualité at 9:23 par Nadia

5,9 millions de dirhams pour E&E contre Primarios, 1 million de dirhams pour Al Massae, Al Jarida Al Oula et Al Ahdat Al Maghribia contre Moamer Kaddhafi…Voilà la lourde sentence prononcée contre la presse marocaine ces deux derniers jours. 

Un tour de vis sepctaculaire qui n’est malheureusement pas nouveau. Mais il est d’une telle férocité qu’on est en droit de se poser des questions sur les intentions du Pouvoir vis-à-vis de la presse. Je suis consternée…

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mer 24 juin 2009

Quelle insulte !

Posted in actualité at 15:17 par Nadia

Une scène hallucinante s’est produite au moment de l’élection du maire de Rabat. Le secrétaire général de la Wilaya de la capitale a prononcé des mots humiliants à l’égard des hommes et des femmes de la presse parce qu’ils voulaient couvrir ces fameuses élections de l’intérieur. «Chassez-moi ces moustiques…cette pourriture…ces parasites !», a-t-il proféré aux agents de la sécurité.

C’est à la fois grave et triste ce qu’il a dit. Dans la bouche d’un responsable du Ministère de l’Intérieur, ces expressions humiliantes nuisent à l’image des officiels censés baliser le chemin des droits de l’homme. En même temps, elles traduisent un état d’esprit malheureusement répandu chez beaucoup d’entre eux. M. Mohamed Regraga, puisque c’est de lui dont il s’agit, a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

A plusieurs reprises, des dirigeants économiques et politiques disent dans les salons que le Maroc n’a pas la presse qu’il mérite et mettent tous les médias dans le même panier. Pas plus tard qu’il y a deux mois, un grand patron a carrément explosé de colère (en privé bien sûr) en disant qu’il fallait les raser tous (les journalistes) et construire un nouveau modèle.

Jamais les tensions entre les médias et le monde des décideurs n’ont été aussi tendues. Ce dénigrement presque maladif consacre le rejet, la haine envers un corps qui a malgré tout contribué à l’avancée de la liberté d’expression. Je ne fais pas l’apologie de toute la presse. Il y a du bon et du mauvais comme partout. Mais que le dénigrement arrive à ce stade de violence, il y a de quoi s’alarmer. En 10 ans, le Maroc a effectué des avancées notables en matière des droits de l’homme. Mais, nous sommes loin d’être sorti du diktat. Un retour à la répression et à la violence est perceptible dans le comportement de beaucoup de dirigeants qui veulent imposer leurs visions, plutôt une seule Vision. Et gare à celui qui la conteste!

Est-il vrai que nous méritons un autre genre de presse comme le laissent entendre ces gens ? Quelle est alors cette presse qui convient à notre pays, sachant qu’elle est à l’image des enjeux du pouvoir? Quel modèle voulons-nous en terme médiatique? A-t-on mis les moyens pour l’avoir?

 

M. Regraga, permettez-moi de vous dire que ces hommes et femmes des médias ne faisaient que leur métier comme vous. Et que si on veut les changer, ce n’est sûrement pas en les insultant de cette manière et en bafouant l’honneur de toute une profession…

 

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mer 29 avr 2009

La nouvelle Presse !

Posted in actualité at 15:57 par Nadia

La presse va mal. Très mal. Je reviens de loin, après une paresse “blogotique” qui a duré un an, pour vous dire que nous sommes face à une réelle crise d’identité dans le monde des médias jumelée à une perte de repères.

Comme partout dans le monde, nous avons notre crise. Et cette crise est annonciatrice d’un grand virage dans le monde la presse. Nous sommes à la fin d’une période où beaucoup de tabous ont été transgressés, des questions sensibles ont été évoquées, décortiquées, au point de devenir galvaudées. Combien de vous aiment encore lire des sujets sur le roi ? Sa famille ? l’homosexualité? La prostitution? Je ne suis pas sûre que ça soit encore des thèmes attirants, même si les chiffres de vente augmentent sensiblement à chaque fois qu’un de ces sujets figure en une. Mais, bon, ça, c’est un autre débat.

 

Avant, on ne pouvait pas tout dire au risque d’être censuré. Aujourd’hui, la consigne est claire : «dis tout ce que tu veux, mais tu seras sanctionné après». Le danger qui est en train de se faufiler parmi nous s’appelle «le Maroc qui marche». Et je m’explique. Aucun journaliste ne vous dira que le Maroc n’a pas changé. Oui, il marche et c’est même une évidence. Il y a des choses qui ont bougé et qui sont sur une très bonne voie. Nous avons un roi actif et de bons managers, des projets titanesques, une bonne image à l’international…

Mais ce consensus national qui s’est formé autour du «Maroc qui marche» a produit des cellules malignes qui rognent toute résistance ou critique à son égard. Ce projet est devenu un monstre indéfinissable, stalinien qui impose son diktat à travers les managers qui le portent et qui croient dur comme fer qu’il est parfait, beau et tout simplement intouchable.

Toute critique à l’égard de «ce Maroc qui marche» est perçue d’un mauvais œil. Toute affaire concernant les managers qui le portent est aussitôt sanctionnée. Et de la manière la plus pernicieuse qui soit: de simples coups de fil entre annonceurs et les recettes publicitaires sont aussitôt arrêtées. Pour achever un journal, quoi de plus concluant que de lui fermer les robinets du financement ou de lui coller un procès sur le dos en veillant à le faire traîner le plus longtemps possible en justice. 

 

Mais cela n’est pas le pire. Car, ce diktat est entretenu maintenant par les gens du métier, des journalistes. Ils veulent s’inscrire dans «le Maroc qui marche», disent-ils. Alors, pour cela, ils se limitent aux sujets de salons, évitent soigneusement de parler de l’ONA, de BMCE Bank…ou s’ils le font, optent pour une platitude de traitement indigne pour un journaliste supposé aller au-delà. Ces journalistes-là commencent même à faire la morale aux autres, en vilipendant tout travail d’enquête honnête et objectif. Ils reprochent à leurs confrères de trop parler de Majidi, El Himma, Bouhemou…Mais dites-moi, où est ce qu’on ne trouve pas ces hommes? Dans n’importe quel sujet économique ou politique, ils sont présents. Ils font et défont ce pays. Comment ne pas parler d’eux, comment les contourner vu que tout le ghota économique craint une «malédiction royale» à travers eux?

 

Ces journalistes missionnaires ou mercenaires, selon l’image qu’on a d’eux, sont, en réalité, les relais des managers qui portent «le Maroc qui marche». Ils ne savent pas ou feignent de ne pas savoir qu’ils torpillent leur propre image et avec elle, une noble profession qui est la presse.

 

Voilà où nous en sommes: les hommes qui portent «le Maroc qui marche» sont arrivés à mettre toute la presse marocaine dans la poubelle parce qu’elle n’est pas à l’image d’un pays qui travaille, qui change, qui trime…Ils veulent la changer, la rendre digne (comme si elle ne l’était pas) et l’orienter vers les sujets qu’elle doit aborder et comment elle doit le faire. Pour ceux qui se demandent encore quelle est la nature de ces sujets, il s’agit de sujets positifs pour booster le moral des troupes. Une presse supporter et non un quatrième pouvoir.

 

Sans hésitation, je dis que nous entrons dans une époque de «béniouinisme» pernicieuse, qui va inéluctablement effacer tous les acquis en matière de liberté d’expression que nous avons pu obtenir grâce à la presse. Ma peur est qu’on soit en train de former des médias muselés,  baillonnés comme ceux de la Tunisie. Et ma tristesse sera grande de voir une presse qui se prosterne devant «un projet démocratique». Quel paradoxe !

 

 

 

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mer 14 mai 2008

Pilule sans lendemain!

Posted in actualité at 13:54 par Nadia

Ne rigolez pas! C’est comme ça que j’appelais ce fameux médicament qui permet aux femmes d’être à l’abri d’une éventuelle grossesse indésirable. Et à chaque fois, on me rectifiait: “c’est la pilule du lendemain pardi!”. Qu’importe! Dans mon esprit, cela signifiait qu’il ne fallait rien espérer d’une relation sexuelle après l’avoir prise. Donc: sans lendemain, sans conséquences, peut-être sans tracas…

Bref, ainsi donc elle sera en vente au Maroc. Derrière, la ministre de la Santé Yasmina Baddou qui commence réellement à attirer les regards vers elle. Son action est une révolution et son impact sera énorme. Je pense particulièrement à cette peur viscérale qui s’empare de certaines filles après une sortie coquine ou un rapport sexuel violent (le viol, eh oui, notre terre bénite en souffre). Pour ce dernier cas, prendre une pilule du lendemain, c’est épargner à des centaines de filles de subir une grossesse mal assumée, de mettre au monde des vies innoncentes handicapées sentimentalement, de les parquer dans des orphelinats sous X aggravant ainsi le surpeuplement des centres sociaux, d’en faire des infirmes socialement parlant, peut-être même des délinquants (ce n’est pas systématique car j’ai personnellement vu des cas de réussite sociale). 

Ne généralisons pas! Mais cette pilule aura certainement des conséquences sur les comportements sociaux. Pour cela, les femmes doivent être sensibilisées et puis surtout qu’elles aient les moyens. Une pilule coûte plus que 90 DH. Or, les filles victimes de viol ou dupées dans leur amour font partie, dans la plupart des cas, de la classe défavorisée: filles rurales, petites bonnes, ouvrières…Même si elles savent que cette pilule existe, elles n’auront pas les moyens de l’acheter. Nous devons imaginer une solution pour en faciliter l’accès. Je pense par exemple aux campagnes de préservatif organisées par les associations de lutte contre le Sida. Les religieux surchauffés doivent se tenir à l’écart. Le mal social est tellement grand qu’il ne tolère plus de fatwas puritaines dénonçant la transgression de la Vertu islamique. La ministre a réagi parce qu’il le fallait. Bravo! Nous serions encore plus ravis si elle réussirait à faire passer l’avortement, un autre mal englouti dans l’hypocrisie sociale. Comme beaucoup de mes compatriotes, je préfère mettre fin à une grossesse que de voir une âme innocente livrée à elle même…

 

 

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lun 21 avr 2008

A la guerre comme à la guerre!

Posted in actualité at 20:43 par Nadia

Le débat qui agite actuellement le monde occidental à propos de l’Islam augure d’un choc frontal qui se produira tôt ou tard entre ce monde qui se proclame (à tort ou à raison) progressiste/ démocrate/ laic et le globe musulman qui se radicalise ou qui reste tout bonnement passif, simple spectateur d’un débat d’idées qui dépasse sa préoccupation quotidienne: le Khobisme (terme évoquant le pain, emprunté à la politique de Ben Ali en Tunisie et qui signifie se nourrir). La dernière démonstration de ce clash annoncé est le film Fitna, pas encore diffusé mais dont la seule bande annonce a déchaîné les passions et les plumes.

Personnellement, c’est un film qui m’a laissé indifférente. Ses comparaisons insensées et ses mauvais raccourcis ne méritent pas cette frénésie mondiale. Mais soyons réalistes! Partout, les esprits sont chauffés à blanc et chaque mot déplacé envers une des religions peut entraîner des dégâts. Certaines voix se demandent alors où sont passés les modérés, les seuls à pouvoir affronter cette avalanche de haine et de stupidité. Bonne question, mais que peuvent faire ces modérés? Nous avons à faire à des intellectuels très bons pour les débats de salons. Ils sont brillants. On les admire tellement leur tolérance et la paix inter religieuse qu’ils défendent nous font penser à un monde platonien. Mais ils sont incapables d’agir. Pourquoi? Une bonne partie du monde musulman est soumis à des régimes totalitaires, qu’ils soient présidentiels à vie ou monarchiques héréditaires. Ces régimes-là n’ont pas intérêt à changer quoique ce soit dans la perception qu’ont leurs Sujets de la religion. Tout simplement parce que c’est un fonds de commerce populaire et populiste à la fois qui les aide à se maintenir à leurs places et à agrandir leur pouvoir. Voilà le fonds du problème. Ebranler la domination religieuse de ces Zaims entraînerait la destruction progressive de tous les pouvoirs qu’ils ont construit sur l’ignorance de leurs populations. Petit à petit, elle engendrerait leur mort pure et simple.

Conséquence: Tant que la voix des penseurs modérés n’est pas porté par les régimes arabes en plus haut lieu, la guerre religieuse ne fera que s’amplifier. Le musulman lambda, perdu, en quête de leaders, suivra alors la voix du plus fort, celle du moralisateur fanatique, qu’il soit islamiste jihadiste ou excessivement progressiste/laic/démocrate.

La véritable réforme? Elle peut être comparée à un tremblement de terre. Mais disons les choses telles qu’elles sont. Au vu de ce qui se passe, rien ne changera tant que les trois principes religieux par où la mal arrive ne sont pas réinterprétés: Le jihad maladroitement assimilé au Qital (tueries), la supériorité de l’Islam sur les autres religions et le port du voile. Réfléchissons ensemble: Toute la haine envers l’Islam est bâtie sur ces trois idées. Ira-t-on jusqu’à accepter qu’elles soient appréhendés comme des “métaphores”? Pourra-t-on un jour faire croire au musulman que l’objectif derrière n’est pas de les appliquer systématiquement et sans discussion, mais d’en retenir la leçon, la raison? Arrivera-t-on à lui dire que ces principes ont été édictés dans une autre vie et pour servir une propagande inhérente au contexte de l’époque? Les dogmes de l’Islam sont connus de tous. Ils sont intouchables. Soit. Mais, pour le reste, tout, absolument tout, peut être “remis en question” pour le bien être de cette humanité.

Une question me taraude: Pourra-t-on un jour admettre que le Coran est construit sur des images qui ne sont pas forcément la réalité?  

 

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mer 19 mar 2008

Un petit bout de chou est né!

Posted in actualité at 14:56 par Nadia

De passage pour vous dire que notre nid douillet abrite une personne de plus. Un petit Mehdi qui se porte comme un charme avec un caractère très affirmé…Bref, l’aventure de la maternité est tout simplement extraordinaire. Je reviendrai vers vous un peu plus tard!

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mer 27 fév 2008

Consommateurs, levez-vous!

Posted in actualité at 2:24 par Nadia

- Depuis deux mois, les crédits leasing ont augmenté sans que les clients ne soient mis au courant par leurs sociétés de crédit ou par le gouvernement. - Depuis quelques mois, les prix des produits de base ont connu des hausses significatives sans aussi que les consommateurs ne sachent ni pourquoi ni comment.- Depuis plusieurs années, Maroc Telecom arrête nos connexions quand ca lui chante, plombe nos factures et use d’un service après-vente indigne de la grande entreprise qu’elle est…- Depuis plusieurs mois, le prix du pétrole à la pompe connaît des hausses et des baisses (plutôt des hausses que des baisses d’ailleurs) qu’aucun Marocain lambda ne saurait expliquer…- Depuis plusieurs mois, le prix de l’immobilier a explosé dans l’opacité totale.Les exemples sont nombreux. Très nombreux…Y en a marre d’être traités comme des “pov cons” alors que c’est nous qui payons et faisons tourner la machine. Ceci est un appel à la mobilisation pour revendiquer notre droit de “citoyens” dans un pays où le consommateur n’a même pas le DROIT A L’INFORMATION, où les commerciaux des sociétés de distribution vous regardent de travers lorsque vous demandez des explications sur la composition d’un produit, le pourquoi et le comment d’une hausse… Comme si vous avez commis un crime de lèse-majesté!-Nous voulons être respectés pour ce que nous sommes: Des CONSOMMATEURS.- Nous voulons êtres associés à tout changement qui nous concerne, à toutes ces réunions entre gouvernement et distributeurs où chacun tire la couverture de son côté sans se soucier de nos intérêts…

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